Rendre possible la participation sociétale – sans obstacles

La durĂ©e des guerres et des conflits n’est souvent pas prĂ©visible. Elle se compte parfois en annĂ©es, voire en dĂ©cennies. Souvent, les personnes en quĂŞte de protection doivent ainsi repartir Ă  zĂ©ro dans un autre pays, comme la Suisse. Pour qu’elles y parviennent, il faut des mesures d’intĂ©gration spĂ©ciales. En effet, ces mesures contribuent pour beaucoup Ă  la cohĂ©sion sociale et constituent le seul moyen de garantir aux personnes concernĂ©es le mĂŞme droit de participer Ă  la vie Ă©conomique, sociale et culturelle. 

Voici les mesures que l’OSAR juge primordiales, quel que soit le statut de sĂ©jour octroyĂ© aux personnes vulnĂ©rables :

HĂ©bergement au cĹ“ur de la sociĂ©tĂ© : les personnes rĂ©fugiĂ©es doivent si possible ĂŞtre hĂ©bergĂ©es dans des familles d’accueil. Cette solution empĂŞche l’isolement dans les centres pour requĂ©rant-e-s d’asile et permet de leur enseigner au quotidien la langue et la culture du lieu. L'hĂ©bergement chez des particuliers permet de nouer des contacts et de constituer des rĂ©seaux qui sont un enrichissement pour tous les participant-e-s.

Accès Ă  des cours de langue et d’intĂ©gration : l’acquisition d’une langue nationale est le fondement d’une intĂ©gration rĂ©ussie. Il faut la promouvoir de façon ciblĂ©e. Les cours de langue et d’intĂ©gration aident en outre les personnes vulnĂ©rables Ă  structurer leur quotidien, ce qui est primordial, surtout après des Ă©vĂ©nements traumatisants.

Droit au regroupement familial : les rĂ©fugiĂ©-e-s qui ont obtenu une protection en Suisse doivent jouir d’un droit illimitĂ© au regroupement familial, car ils ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine oĂą leur vie et leur intĂ©gritĂ© physique sont menacĂ©es. Le regroupement familial en Suisse est donc la seule possibilitĂ© de rĂ©unir la famille. Il doit ĂŞtre octroyĂ© sans dĂ©lai et sans autres obstacles.

Accès Ă  la formation et au marchĂ© de l’emploi : il faut faciliter l’accès Ă  la formation et Ă  l’intĂ©gration professionnelle pour toutes les personnes rĂ©fugiĂ©es qui ont obtenu une protection en Suisse, en supprimant les obstacles bureaucratiques pour les employeurs et en continuant Ă  simplifier les possibilitĂ©s de changer de canton.

Soutien Ă©quitable par l’aide sociale : les montants allouĂ©s par l'aide sociale aux personnes ayant obtenu une protection doivent se baser sur les besoins de base recommandĂ©s par la CSIAS. Rien ne justifie les barèmes plus bas fondĂ©s sur l’hypothèse que les intĂ©ressĂ©-e-s repartiront bientĂ´t. Lorsque les montants allouĂ©s par l'aide sociale sont infĂ©rieurs aux besoins de base recommandĂ©s, les bĂ©nĂ©ficiaires sont condamnĂ©s Ă  vivre dans la prĂ©caritĂ©, ce qui les empĂŞche durablement de s’intĂ©grer Ă  la sociĂ©tĂ© et d’y participer.

LibertĂ© de voyager : la libertĂ© de voyager est un droit fondamental qui ne doit pas ĂŞtre restreint. Les personnes qui veulent rendre visite Ă  des proches Ă  l’étranger, en particulier en Europe, doivent pouvoir le faire sans restrictions.

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