L’OSAR consternée par l’admission des «tasers»

Le Conseil national s’est une nouvelle fois déclaré favorable au recours aux armes à électrochocs de type «taser» dans le cadre de la loi sur l’usage de la contrainte (LUsC). L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR est consternée par cette décision. Qui assumera la responsabilité dans les cas de décès?

L’OSAR est consternée par le choix du Conseil national de permettre l’emploi armes à électrochocs de type «taser» dans le cadre d’opérations de refoulement sous la contrainte, à l’avenir réglementées par la loi sur l’usage de la contrainte (LUsC). Les risques maintenant bien documentés que des décès se produisent ont ainsi été ainsi sciemment ignorés.

Le Conseil national persiste à vouloir que, lors du refoulement sous escorte policière de personnes renvoyées de Suisse, le «taser» puisse être employé: une arme qui a par le passé entraîné des décès à plus d’une reprise. Les parlementaires qui ont permis le recours à des «tasers» feront-ils face à leurs responsabilités lorsque surviendra le premier décès accidentel?

Il y a quelques semaines un précédent tragique faisait le tour du monde lorsqu’un ressortissant polonais mourait à l’aéroport de Vancouver après avoir été électrocuté à coups de «tasers». Même s’il n’a pas été établi dans tous les cas que le «taser» avait a lui seul été responsable des décès douteux, son emplois y a manifestement souvent participé, en particulier s’agissant des personnes qui souffraient de problèmes cardiaques ou respiratoires ou de celles se trouvant dans un état de stress.

Questions complémentaires:

Yann Golay, porte-parole, tél. 079 708 99 26

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