Encourager les talents – Renforcer l’économie

Les réfugié-e-s doivent tout abandonner: leur famille, leur pays, leur travail et leurs biens. Il n’y a qu’une chose que personne ne peut leur prendre: leur talent. Avec sa campagne pour la Journée du réfugié 2010, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR attire l’attention sur le potentiel inutilisé des réfugié-e-s. Intégrer les talents est utile à l’économie et réduit les coûts sociaux. C’est ce qu’ont indiqué les représentants de l’économie, de l’Office fédéral des migrations ODM, du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés HCR et l’OSAR ainsi que des personnes directement concernées lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Berne.

La campagne multimédia de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR pour une intégration professionnelle réussie des réfugié-e-s qui démarre le 14 juin est organisée en collaboration avec l’ODM et le bureau de liaison pour la Suisse et le Liechtenstein du HCR. Le slogan «Les réfugiés ont tout abandonné – sauf leur talent» thématise le potentiel des personnes issues de l’immigration. Un exemple remarquable est celui de Kofi Nimeley, acteur principal du spot télévisé pour la campagne. Le footballeur professionnel du FC Bâle et champion du monde l’année dernière avec l’U17 a été emmené en Suisse par son père en 1999. Son talent y a été reconnu et encouragé et il est devenu suisse en 2006.

«L’ODM attache depuis des années beaucoup d’importance à une intégration pro-fessionnelle réussie», a expliqué son directeur, Alard du Bois-Reymond. Car: «Une mauvaise intégration professionnelle génère des frais élevés.» Du Bois-Reymond s’est dit persuadé que l’activité professionnelle réduit le risque de dépendance à l’aide sociale ainsi que la prédisposition à commettre des délits. Les enfants de réfugié-e-s qui travaillent ont plus de chances de faire une bonne scolarité et de bien terminer leur formation. Et enfin, toute personne qui travaille contribue de manière active à une économie saine.

La collaboration avec de la main d’œuvre étrangère compétente dans le domaine de la restauration et de l’hôtellerie a derrière elle une longue tradition: «Dans aucune autre branche, les aspects multiculturels y sont autant marqués», a déclaré Max Züst, le directeur de Hotel & Gastro formation. Pour lui, les capacités comptent plus que la nationalité, la religion ou la couleur de la peau. Et même: «Selon le concept de l’entreprise, l’origine et les connaissances linguistiques qu’elle entraîne peuvent être un gros atout.»

Gül Akay a fui la Turquie en 2005 à l’âge de 31 ans pour venir en Suisse. En 2007, elle a terminé avec succès le cours pilote RIESCO de Hotel & Gastro formation. Avec Heinz Gerig, responsable du domaine des qualifications de base au sein de Hotel & Gastro formation, elle a expliqué quels sont les facteurs clés d’une intégration professionnelle réussie: connaissances linguistiques, valeurs et normes communes, compétence sociale.

Pour terminer, Susin Park, Cheffe du Bureau de liaison pour la Suisse et le Liechtenstein du HCR a relevé que les réfugié-e-s font partie des personnes qui ont le plus besoin de protection au sein d’une société. «Malgré tout ce qu’ils et elles ont vécu, les réfugié-e-s trouvent le courage de reconstruire leur vie en Suisse. Ces personnes méritent d’être reconnues et qu’on leur donne une chance durable. Tout le monde doit y mettre du sien.»

Informations complémentaires: www.journeedurefugie.ch

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