Dailly est trop isolé pour un centre fédéral

Situé à 1250 m d’altitude, le site militaire de Dailly dans le canton de Vaud (commune de Lavey-Morcles) est trop isolé pour accueillir un centre fédéral destiné au traitement des procédures d’asile accélérées. Installer les requé-rant-e-s d’asile dans cet endroit non desservi par les transports publics re-viendrait à les isoler complètement. Il serait nettement préférable d’implanter un centre fédéral sur le centre pour requérant-e-s d’asile, qui existe à Vallorbe depuis 2000 déjà.

En mai déjà, lors de sa prise de position sur le plan sectoriel Asile, l’OSAR a clarifié ses exigences à l’égard des futurs centres fédéraux pour requérant-e-s d’asile. Elle est donc d’autant plus surprise par les intentions du canton de Vaud. «Héberger les requérant-e-s d’asile dans l’ancien fortin de Dailly revient à les isoler complètement, ce qui est inhumain», explique Miriam Behrens, directrice de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés. Du point de vue de l’OSAR, Dailly est trop isolé et n’est pas desservi par les transports publics. Bien que prévu dans la nouvelle loi sur l’asile, l’accès à des conseils juridiques gratuits pour les requérant-e-s d’asile y serait par ailleurs limité. À cela s’ajoute le fait que les soins médicaux ne pourraient pas non plus être suffisamment garantis. Que cette discussion porte sur un centre d’attente et de départ ou sur un centre de procédure ne fait aucune différence pour l’OSAR. En effet, c’est dans un tel centre que la plupart des personnes en quête de protection sont hébergées en attendant une décision dans le cadre de la procédure Dublin. Certain-e-s requérant-e-s d’asile ne doivent pas quitter la Suisse une fois la décision tombée. Au vu de ce qui précède, le site de Vallorbe (VD), qui est aussi celui qui a les faveurs de la Confédération, est beaucoup plus approprié. Le centre de requérants d’asile qui y est installé depuis 2000 est bien desservi, garantit le contact avec la population civile et peut être facilement transformé en centre fédéral.

La situation du site de Glaubenberg est similaire. L’OSAR condamne pour les mêmes raisons l’implantation de ce centre fédéral à 1500m d’altitude. Les requérant-e-s d’asile s’y trouvent aujourd’hui déjà isolés et hébergés dans des conditions défavorables. Si ce site devait être transformé en centre fédéral, il en résulterait une situation encore plus précaire puisque, dans la nouvelle procédure d’asile, les personnes en quête de protection seront placées plus longtemps au même endroit. 

La prise de position de l’OSAR sur le plan sectoriel Asile.

Pour tout renseignement complémentaire :
Stefan Frey, porte-parole de l’OSAR, stefan.frey@fluechtlingshilfe.ch;
079 509 47 89.


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