2019

Une uniformité décisive
La nouvelle procédure d’asile est plus équitable, plus transparente et plus efficace. Assurer son uniformité dans sa mise en œuvre à travers la Suisse demeure le défi principal. Par ailleurs, il est regrettable que les organisations d’entraide mandatées doivent supporter elles-mêmes le risque financier lié aux fluctuations du nombre de demandes d’asile. En outre, il est primordial de redéfinir les rôles et les interactions entre les acteurs étatiques et non étatiques et d’instaurer un échange ouvert sur un pied d’égalité.

La Suisse peut et doit en faire plus
L’année dernière, quelque 15 000 personnes en quête de protection ont demandé l’asile en Suisse. Il s’agit du chiffre le plus bas depuis 2007, conséquence directe de la politique d’isolement et de rejet de l’Union européenne (UE). Soutenue également par la Suisse, cette politique contraint les personnes migrantes à emprunter des itinéraires de plus en plus dangereux, voire fatals. C’est pourquoi l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) demande à la Confédération d’assumer ses responsabilités face à cet afflux mondial de personnes en quête de protection et de créer davantage de voies d’accès légales.

La Suisse viole le principe de non-refoulement
La Suisse aurait dû accueillir une victime gravement traumatisée par la torture subie en Éthiopie, son pays d’origine, et lui apporter les soins médicaux nécessaires au lieu de la renvoyer en Italie. Il était clair en effet que la personne en question n’y recevrait pas les soins adéquats. Selon le Comité contre la torture (CAT) de l’ONU, le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a ainsi violé la Convention contre la torture. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) se félicite de cette décision, prise à l’encontre d’une pratique suisse insoutenable en matière de refoulement: depuis des années, elle souligne le manque d’assistance, en Italie, en faveur des personnes vulnérables.