Votations cantonales du 25 novembre sur les mineurs non accompagnés

Le 25 novembre 2018 le corps électoral du canton de Berne va se prononcer sur les coûts pour l’hébergement et encadrement des requérant-e-s d’asile mineur-e-s non accompagné-e-s (RMNA) non couverts par la Confédération. Le modèle élaboré mérite d’être soutenu, afin de pouvoir garantir aux RMNA une prise en charge solide et une aide à l’intégration.

En mai 2017, le corps électoral bernois s’est prononcé contre la proposition d’allouer 105 millions de francs en autre au forfait accordé par la Confédération pour assurer la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA) pour les années 2016 – 2019.

Suite à cette votation, le Conseil-exécutif a élaboré un nouveau modèle, qui, en abaissant les forfaits journaliers réduit les coûts et répond ainsi au message envoyé par les électeurs et électrices en 2017, tout en gardant un minimum de garanties et de support pour les MNA. Ce modèle continue donc à proposer un hébergement séparé pour les mineurs, qui seront logés dans des centres spéciaux pour offrir aux enfants et jeunes de la protection et des opportunités de jeu, apprentissage, étude, conformes aux besoins de leur âge. Au même temps, les prestations d’hébergement et encadrement seront réduites, par exemple pour tous les jeunes de 17 ans qui disposent des compétences nécessaires pour une vie autonome.

Selon ce modèle, un nouveau crédit total de 38 millions de francs sera donc destiné à couvrir les coûts de l’hébergement et de l’encadrement d’environ 370 MNA par an en moyenne jusqu’à la fin de 2020.

Si ce nouveau modèle est accepté, il pourra déployer ses effets à partir au plus tard du 1er mars 2019. S’il est à nouveau rejeté, l’ancien contrat plus cher restera applicable jusqu’à fin 2019, et les coûts ne devraient baisser qu’à partir du 1er janvier 2020. Il reviendrait alors au Conseil-exécutif, et éventuellement au Grand Conseil de décider des prestations pour les MNA à partir de cette date.

L’OSAR considère que le projet du Conseil-exécutif assure un bon compromis entre les soucis financiers et la nécessité claire d’assurer une prise en charge minimale et décente aux MNA qui arrivent dans notre pays. Il est important de se rappeler que les enfants et les jeunes non accompagnés ne doivent pas être traités comme des adultes, et qu’ils ont besoin d’un traitement adapté à leur âge et à leur situation personnelle. La plupart d’entre eux vont rester en Suisse, et il vaut la peine d’investir dès aujourd’hui dans leur intégration et leur futur.