Les centres pour requérants d’asile ne sont pas des prisons

L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) s’engage depuis des années pour que les personnes en quête de protection puissent vivre dans des logements décents. Les droits fondamentaux des mineurs, des femmes seules, des familles et des personnes traumatisées et atteintes dans leur santé priment sur les questions de sécurité. Voici quatre revendications pour des standards minimaux en matière d’hébergement.

Privilégier les droits fondamentaux et non pas la sécurité

Il faut accorder plus d’importance aux droits fondamentaux qu’aux mesures de sécurité: les centres pour requérants d’asile isolés, éloignés des infrastructures urbaines de formation et de santé, entourés de fils barbelés, cernés de caméras de surveillance, dotés de sas de sécurité et de personnel en uniforme, évoquent des prisons et restreignent considérablement la liberté de déplacement des personnes en quête de protection. Photo: © Keystone

Garantir les soins de base

Lors des examens médicaux, il importe de reconnaître également les atteintes psychiques telles que les traumatismes, de les examiner soigneusement et de prévoir un hébergement adapté. Cela prend du temps, davantage que les dix jours prévus dans la nouvelle procédure de première instance.

Protéger absolument l’intimité

Les personnes vulnérables telles que les mineurs, les femmes, les requérants âgés ou malades ainsi que les familles nécessitent dans les centres des zones séparées de séjour et d’hygiène.

Accorder le libre accès à la population locale

Nombreux sont les Suissesses et les Suisses à souhaiter nouer contact avec des personnes réfugiées et leur rendre visite sans entraves dans les centres d’hébergement. Le soir aussi, ils doivent pouvoir accéder aux centres fédéraux pour mener leurs projets directement avec les réfugiés.