1940 – 1950

Symbole d’espoir et d’une nouvelle vie dans la sécurité et la dignité, la feuille de lierre devient le logo de la jeune organisation.

La SZF assume des tâches essentielles liĂ©es au conseil juridique, au retour de personnes juives, et d’autres groupes victimes du nazisme, ainsi qu’au retour de personnes dĂ©placĂ©es par la guerre. Elle s’engage aussi pour la protection internationale des personnes rĂ©fugiĂ©es. En 1946, elle initie un tournant clĂ© dans la politique Ă  l’égard des personnes rĂ©fugiĂ©es en obtenant l’asile permanent pour les personnes incapables de voyager et les enfants. La Suisse passe ainsi de pays de transit Ă  pays d’accueil. La SZF ouvre en son nom un centre d’hĂ©bergement, baptisĂ© Alpenruhe, pour les personnes rĂ©fugiĂ©es âgĂ©es et vulnĂ©rables. 

Des personnes réfugiées suivent des cours de langue et se préparent à poursuivre leur voyage en 1941. Jusqu’en 1948, la Suisse se voit comme un pays de transit et octroie aux personnes réfugiées adultes une autorisation de tolérance de trois mois pour organiser la poursuite de leur voyage. Les 13 organisations fondatrices de l’OSAR interpellent régulièrement les autorités et le Conseil fédéral pour dénoncer ce délai trop court et les restrictions de prolongation.
(Photo : OSAR)
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les personnes réfugiées en Suisse sont hébergées dans des camps de travail ou d’internement, dans des foyers pour personnes réfugiées ou au sein de ménages privés. Il est habituel de séparer les enfants de leurs parents pour les placer en famille nourricière.
(Photo : OSAR)
Dès 1947, le foyer Alpenruhe de l’OSAR accueille et protège les personnes réfugiées âgées qui se trouvent dans l’incapacité de voyager.
(Photo: OSAR)