L’Iran en état de choc : les victimes de persécution politique doivent être protégées

19 janvier 2026

À l’heure qu’il est, la brutalité des forces de sécurité a paralysé les manifestations de masse. La peur est omniprésente, les rues souvent désertes. La justice iranienne expose d’innombrables personnes à des persécutions politiques. Elles ont besoin de notre protection de toute urgence.

Le 28 dĂ©cembre 2025, un nouveau mouvement de contestation a Ă©clatĂ© en Iran sous l’impulsion de commerçants du bazar de TĂ©hĂ©ran, avant de s’étendre Ă  d’autres villes et groupes de population. Le rĂ©gime iranien a opposĂ© une rĂ©pression brutale aux manifestations de masse et aux revendications de la population. D’après les dernières informations, l’usage excessif de la force par les autoritĂ©s iraniennes a causĂ© la mort de plusieurs milliers de personnes. La justice iranienne se montre tout aussi impitoyable face aux protestataires. Près de 20 000 personnes pourraient avoir Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es. Depuis le 8 janvier 2026, l’accès Ă  internet et aux tĂ©lĂ©communications est verrouillĂ© par les autoritĂ©s et les appels de l’étranger restent bloquĂ©s.

Selon l’OSAR, le danger guette mĂŞme les personnes qui ont manifestĂ© par le passĂ© contre le rĂ©gime. Elle avait signalĂ© dès la mi-2025 que les contestataires du mouvement « Femmes, vie, libertĂ© Â» ou les personnes qui leur avaient apportĂ© un soutien pouvaient rester dans le collimateur des autoritĂ©s.

Les citoyennes et les citoyens d’Iran ayant pris part aux rĂ©centes manifestations et aux mouvements qui les ont prĂ©cĂ©dĂ©es, tels que Â« Femmes, vie, libertĂ© Â», risquent la persĂ©cution politique et doivent donc bĂ©nĂ©ficier de l’asile. L’admission provisoire doit ĂŞtre prononcĂ©e pour les personnes non reconnues en tant que personnes rĂ©fugiĂ©es et qui n’obtiennent pas l’asile, et l’exĂ©cution des renvois vers l’Iran doit ĂŞtre suspendue. Au vu de la situation actuelle, il y a lieu d’approuver les demandes de rĂ©examen et les demandes multiples de personnes iraniennes dĂ©boutĂ©es de leur demande d’asile.