Le 28 décembre 2025, un nouveau mouvement de contestation a éclaté en Iran sous l’impulsion de commerçants du bazar de Téhéran, avant de s’étendre à d’autres villes et groupes de population. Le régime iranien a opposé une répression brutale aux manifestations de masse et aux revendications de la population. D’après les dernières informations, l’usage excessif de la force par les autorités iraniennes a causé la mort de plusieurs milliers de personnes. La justice iranienne se montre tout aussi impitoyable face aux protestataires. Près de 20 000 personnes pourraient avoir été arrêtées. Depuis le 8 janvier 2026, l’accès à internet et aux télécommunications est verrouillé par les autorités et les appels de l’étranger restent bloqués.
Selon l’OSAR, le danger guette même les personnes qui ont manifesté par le passé contre le régime. Elle avait signalé dès la mi-2025 que les contestataires du mouvement « Femmes, vie, liberté » ou les personnes qui leur avaient apporté un soutien pouvaient rester dans le collimateur des autorités.
Les citoyennes et les citoyens d’Iran ayant pris part aux récentes manifestations et aux mouvements qui les ont précédées, tels que « Femmes, vie, liberté », risquent la persécution politique et doivent donc bénéficier de l’asile. L’admission provisoire doit être prononcée pour les personnes non reconnues en tant que personnes réfugiées et qui n’obtiennent pas l’asile, et l’exécution des renvois vers l’Iran doit être suspendue. Au vu de la situation actuelle, il y a lieu d’approuver les demandes de réexamen et les demandes multiples de personnes iraniennes déboutées de leur demande d’asile.
