Griechenland

Grèce

La situation dans les camps de réfugiés grecs est inhumaine. Il n'existe pas de système d'asile opérationnel. Les personnes bénéficiant d'un statut de protection ne reçoivent pratiquement aucune aide de l'État.

Situation des personnes requérantes d'asile en Grèce

Les conditions d'accueil en Grèce sont extrĂŞmement prĂ©caires : des milliers de personnes attendent dĂ©sespĂ©rĂ©es sur les Ă®les et, sur le continent aussi, le nombre de places d'hĂ©bergement est loin d'ĂŞtre suffisant. Le pays est toujours soumis Ă  une forte pression. Les autoritĂ©s grecques manquent de personnel et sont dĂ©bordĂ©es, et les procĂ©dures sont extrĂŞmement longues.

En 2021, de nouveaux cas de refoulement ont été documentés. Le rapporteur spécial des Nations unies sur les droits humains des migrants a mandaté une enquête sur 147 cas de refoulement.

La Turquie comme pays tiers sûr

Afin de fermer la route des Balkans, l'Union europĂ©enne (UE) a conclu en mars 2016 un accord controversĂ© avec le prĂ©sident turc autoritaire Recep Tayyip ErdoÄźan (accord UE-Turquie). Cet accord prĂ©voit que les rĂ©fugiĂ©s qui arrivent en Grèce en provenance de Turquie y sont systĂ©matiquement renvoyĂ©s. En contrepartie, les États de l'UE s’engagent Ă  accueillir par voie lĂ©gale un rĂ©fugiĂ© syrien de Turquie pour chaque rĂ©fugiĂ© syrien renvoyĂ© en Turquie. La mise en Ĺ“uvre de l'accord a depuis lors conduit Ă  un Ă©tat d'urgence permanent en mer ÉgĂ©e. Dans les faits, les camps de rĂ©fugiĂ©s des Ă®les grecques s’apparentent Ă  des prisons, dans lesquelles des milliers de personnes en quĂŞte de protection survivent tant que faire se peut dans les conditions plus prĂ©caires.

En juin 2021, la Grèce a classĂ© la Turquie comme « pays tiers sĂ»r Â» pour les ressortissant-e-s de Syrie, d'Afghanistan, du Pakistan, du Bangladesh et de Somalie. Cela concerne plus de deux tiers de toutes les demandes d'asile en Grèce.

Nos exigences

  • Les initiatives europĂ©ennes visant Ă  allĂ©ger la charge qui pèse sur le système d'asile grec n'ont eu jusqu'Ă  prĂ©sent que des effets limitĂ©s. Compte tenu de la surcharge imposĂ©e au système d'accueil grec, les transferts ne peuvent, pour l'instant, ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme compatible avec les obligations internationales de la Suisse. C’est pourquoi nous nous opposons Ă  la reprise des transferts vers la Grèce au titre du règlement Dublin.
  • L'accord UE-Turquie doit ĂŞtre abrogĂ©. L'expĂ©rience menĂ©e au dĂ©triment de la vie et de la dignitĂ© humaine n’a pas fonctionnĂ©. La Turquie n'est pas un pays tiers sĂ»r. Les rĂ©fugiĂ©s doivent ĂŞtre Ă©vacuĂ©s des Ă®les et hĂ©bergĂ©s dans des conditions dignes. Les États europĂ©ens se doivent en ce sens de soutenir la Grèce. La Suisse devrait elle aussi s’impliquer et accueillir des personnes requĂ©rantes d'asile.

Sur place

PRO ASYL/ Refugee Support Aegean (RSA) œuvre pour les droits des réfugiés en Grèce et fournit une aide humanitaire immédiate si nécessaire. Nous soutenons ce précieux engagement.

Les documents suivants de Refugee Support Aegean illustrent la situation des personnes transférées en Grèce