La Suisse nĂ©gocie, dans le domaine de lâasile, des conventions avec les pays de transit et de provenance des personnes requĂ©rantes dâasile. Cette coopĂ©ration bilatĂ©rale vise en premier lieu Ă empĂȘcher autant que possible des mouvements migratoires vers la Suisse en provenance de ces pays et Ă expulser rapidement les personnes requĂ©rantes dâasile dĂ©boutĂ©es et les personnes en situation irrĂ©guliĂšre. Câest pourquoi les autoritĂ©s suisses mĂšnent des dialogues migratoires bilatĂ©raux avec des pays de transit ou de provenance afin dâobtenir un accord de rĂ©admission ou un accord migratoire bilatĂ©ral (accord de coopĂ©ration en matiĂšre de migration).
Un partenariat migratoire bilatĂ©ral ou multilatĂ©ral constitue en revanche un instrument de politique Ă©trangĂšre plus Ă©tendu dans le cadre duquel les intĂ©rĂȘts de toutes les parties prenantes sont nĂ©gociĂ©s.
Accords de réadmission
Un tel traitĂ© convenu entre deux Ătats rĂšgle lâexpulsion des personnes en quĂȘte de protection dont la demande dâasile a Ă©tĂ© rejetĂ©e et des personnes en situation irrĂ©guliĂšre. Il se fonde sur lâobligation des Ătats, reconnue dans le droit international, de reprendre leurs propres ressortissants. La Suisse a plus de 60 accords de rĂ©admission, dont certains sont des conventions de niveau administratif, lesquelles ne requiĂšrent pas lâapprobation du parlement.
Accords migratoires
De tels accords rĂšglent les conditions dâune rĂ©admission et la coopĂ©ration entre les autoritĂ©s des deux Ătats. Ils contiennent des dispositions sur le sĂ©jour, sur les critĂšres et procĂ©dures en matiĂšre dâidentification et de retour et sur les principes de lâaide au retour pour les ressortissants tenus de quitter la Suisse. Dans ce sens, ils dĂ©ploient des effets plus contraignants et ont plus de poids que des accords de rĂ©admission. La Suisse a conclu de tels accords avec lâAngola, le BĂ©nin, le Cameroun, le Sri Lanka et la Tunisie.
Partenariats migratoires
Des partenariats migratoires peuvent ĂȘtre conclus entre deux ou plusieurs Ătats. Toutes les parties prenantes (la Suisse, les pays partenaires et les personnes en situation de migration) nĂ©gocient leurs intĂ©rĂȘts et concluent, dans un accord contraignant, un protocole dâentente, leurs obligations rĂ©ciproques. Les partenariats migratoires sont inscrits dans la loi fĂ©dĂ©rale sur les Ă©trangers et lâintĂ©gration (LEI art. 100), qui donne mandat au Conseil fĂ©dĂ©ral de les encourager. La Suisse a de tels partenariats avec la Bosnie-HerzĂ©govine, le Kosovo, le NigĂ©ria, la Serbie, le Sri Lanka et la Tunisie.
Nous saluons lâidĂ©e de partenariat sous-jacente aux partenariats migratoires, mais nous considĂšrons cependant quâil est absolument indispensable que, dans les pays partenaires, l'Ătat de droit fonctionne et que les droits humains soient respectĂ©s.

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