Fin octobre 2020, le Conseil fédéral a décidé de prendre de nouvelles mesures contre la propagation rapide du coronavirus afin de réduire sensiblement le nombre de contacts entre les personnes.
En Suisse
Les directives et recommandations du Conseil fĂ©dĂ©ral et de lâOffice fĂ©dĂ©ral de la santĂ© publique (OFSP) sâappliquent Ă©galement Ă lâasile. Toutefois, en raison de la promiscuitĂ© qui rĂšgne jusqu'Ă prĂ©sent dans les hĂ©bergements pour requĂ©rants dâasile, nombre dâentre elles nâont pu ĂȘtre observĂ©es.
Au départ, les mesures pour protéger la santé et lutter contre la pandémie étaient limitées à trois mois dans le secteur de l'asile, soit jusqu'au début du mois de juillet. Le 12 juin, le Conseil fédéral a décidé de les prolonger jusqu'au début du mois d'octobre 2020.
Exigences supplĂ©mentaires de lâOSAR
- Aucune audition et aucun entretien ne doit ĂȘtre organisĂ© sans la prĂ©sence de la protection juridique ou de la reprĂ©sentation des Ćuvres dâentraide, afin de garantir des procĂ©dures Ă©quitables et correctes.
- La qualitĂ© et l'exhaustivitĂ© de l'examen des faits doivent pleinement ĂȘtre garanties dans chaque cas, en particulier lorsque les entretiens ne sont pas menĂ©s en personne mais par des moyens techniques.
- Le volume des procĂ©dures, le nombre dâĂ©tapes de la procĂ©dure et la rapiditĂ© des procĂ©dures doivent ĂȘtre rĂ©duits. Les dĂ©cisions en la matiĂšre doivent ĂȘtre prises en consultation avec la protection juridique ou la reprĂ©sentation des Ćuvres dâentraide, le personnel mĂ©dical, le personnel spĂ©cialisĂ© et les autres parties prenantes.
- La prioritĂ© doit ĂȘtre accordĂ©e aux cas dont lâissue de la procĂ©dure apparaĂźt positive et pour lesquels aucune autre Ă©tape nâest prĂ©vue.
- Le traitement de toutes les demandes dâasile doit ĂȘtre assurĂ© en Suisse, mĂȘme si, selon le rĂšglement Dublin III, un autre Ătat Dublin pourrait ĂȘtre responsable de lâexĂ©cution de la procĂ©dure dâasile. La Suisse doit prendre en charge elle-mĂȘme le traitement des demandes, le transfert de personnes vers les autres Ătats europĂ©ens Ă©tant pour le moment impossible.
- Lâadmission provisoire des rĂ©fugiĂ©s doit ĂȘtre accordĂ©e, si en raison de la crise mondiale du Covid-19 il nâest pas possible Ă long terme de renvoyer les personnes dans leur pays dâorigine ou de provenance.
- Au cas par cas, la procĂ©dure doit ĂȘtre suspendue si les faits mĂ©dicaux ne peuvent ĂȘtre pleinement Ă©tablis en raison dâun manque de personnel mĂ©dical et de capacitĂ©s insuffisantes du systĂšme de santĂ©.
- Il sâagit de renoncer aux dĂ©cisions nĂ©gatives avec renvoi dans le cadre de lâancienne procĂ©dure si aucune reprĂ©sentation juridique nâest mandatĂ©e. Dans les cantons, la protection juridique est fortement limitĂ©e et difficilement accessible en raison du Covid-19. LâaccĂšs Ă la justice nâest donc pas assurĂ©.
- Les personnes en dĂ©tention administrative doivent ĂȘtre mises en libertĂ© et obtenir un accĂšs sans restriction Ă un hĂ©bergement dâurgence et aux soins mĂ©dicaux, lâexĂ©cution des renvois Ă©tant impossible pour le moment.
- Les recommandations de lâOFSP et les directives du Conseil fĂ©dĂ©ral doivent ĂȘtre mises en Ćuvre de maniĂšre cohĂ©rente dans tous les hĂ©bergements collectifs: centres fĂ©dĂ©raux pour requĂ©rants dâasile, structures cantonales dâhĂ©bergement pour requĂ©rants dâasile et centres dâurgence.




