Ukraine: récents développements

22.06.2022 :  Selon une enquĂȘte du New York Times (NYT), basĂ©e sur une analyse de preuves visuelles, les forces russes en Ukraine ont fait un usage rĂ©pĂ©tĂ© et gĂ©nĂ©ralisĂ© « d'armes qui tuent, mutilent et dĂ©truisent sans discrimination Â» dont beaucoup ont Ă©tĂ© interdites par les traitĂ©s internationaux. Ces armes, comme des obusiers et des roquettes d'artillerie pour attaques Ă  longue portĂ©e, ont Ă©tĂ© utilisĂ©es pour pilonner les villes et villages ukrainiens. Le NYT avance qu’un grand nombre d’attaques des forces russes, utilisant des munitions non guidĂ©es Ă  longue portĂ©e, ont visĂ© des zones fortement peuplĂ©es et dotĂ©es d'infrastructures civiles, frappant des Ă©glises, des jardins d'enfants, des hĂŽpitaux et des installations sportives. Les photos examinĂ©es par le NYT indiquent que les forces russes ont Ă©galement utilisĂ© des armes Ă  sous-munitions, souvent constituĂ©es de bombes ou de missiles qui se fendent en l’air et dispersent des sous-munitions plus petites sur une large zone. Environ 20 % de ces sous-munitions n'explosent pas Ă  l'impact et peuvent reprĂ©senter un risque grave pour les civils. Ni l'Ukraine ni la Russie n'ont adhĂ©rĂ© au traitĂ© international interdisant l'utilisation des armes Ă  sous-munitions.   

19.06.2022 : Le Washington Post attire l'attention sur un Ă©vĂ©nement moins visible de la guerre en Ukraine : depuis des mois, des soldats russes enlĂšveraient des centaines - peut-ĂȘtre des milliers - de civil-e-s. Les autoritĂ©s et les militant-e-s des droits humains affirment que ces cas font partie d'un schĂ©ma d'enlĂšvements et de disparitions russes, une tactique militaire visant Ă  terroriser la population et Ă  dĂ©moraliser la rĂ©sistance civile. De nombreuses personnes disparues seraient victimes de ce que l'on appelle des «disparitions forcĂ©es» - une dĂ©tention suivie d'une disparition, les ravisseurs refusant mĂȘme d'admettre qu'ils ont capturĂ© quelqu'un. D'autres seraient dĂ©tenues dans des prisons sous contrĂŽle russe, parfois en Ă©change de soldats russes capturĂ©s ou pour obtenir des informations. Pour beaucoup d'autres, on ne sait pas oĂč elles se trouvent : certaines sont probablement dĂ©tenues au secret, d'autres sont probablement mortes. Chaque personne disparue laisse derriĂšre elle de nombreux proches dĂ©sespĂ©rĂ©s. Le gouvernement ukrainien aurait enregistrĂ© au moins 765 cas de «disparitions forcĂ©es». Un cas peut signifier plusieurs personnes disparues. Les expert-e-s et les autoritĂ©s s'accordent Ă  dire que le nombre rĂ©el est certainement beaucoup plus Ă©levĂ©. La police ukrainienne aurait par exemple reçu plus de 9000 rapports de disparition depuis l'invasion de la Russie.

15.06.2022 : Dans le rapport « Anyone can die at any time : Indiscriminate attacks by Russian forces in Kharkiv, Ukraine Â» publiĂ© aujourd'hui, Amnesty International prĂ©sente des preuves que les troupes russes ont utilisĂ© Ă  plusieurs reprises des armes Ă  sous-munitions et des mines Ă  fragmentation interdites au niveau international dans des zones densĂ©ment peuplĂ©es. Plusieurs centaines de civil-e-s auraient ainsi perdu la vie. Amnesty demande que les troupes russes responsables de ces attaques soient tenues de rendre des comptes. En outre, toutes les personnes blessĂ©es ainsi que leurs proches doivent ĂȘtre indemnisĂ©s dans leur intĂ©gralitĂ©. 

01.06.2022 : Actuellement, 54'699 personnes réfugiées d'Ukraaine ont demandé le statut S, 51'860 personnes l'ont déjà obtenu, annonce le SEM sur Twitter. Parmi eux, environ 30'000 personnes réfugiées sont en ùge de travailler, rapporte la NZZ. Selon l'estimation de Karin Keller-Sutter, 2000 personnes auraient jusqu'à présent trouvé un emploi. Seuls 570 personnes réfugiées d'Ukraine seraient inscrites comme demandeurs d'emploi auprÚs de l'ORP.

18.05.2022 : Human Rights Watch (HRW) a documentĂ© dans une nouvelle enquĂȘte minutieuse de nouveaux crimes de guerre "odieux, illĂ©gaux et cruels" commis par les troupes russes. Les forces russes, qui ont contrĂŽlĂ© une grande partie des rĂ©gions de Kiev et de Tchernihiv dans le nord-est de l'Ukraine entre fin fĂ©vrier et mars 2022, auraient ainsi exĂ©cutĂ© des civils de maniĂšre expĂ©ditive, les auraient torturĂ©s et soumis Ă  d'autres mauvais traitements graves. 21 civils ont Ă©galement rapportĂ© Ă  HRW avoir Ă©tĂ© dĂ©tenus illĂ©galement dans des conditions inhumaines et dĂ©gradantes. HRW a interrogĂ© 65 personnes entre le 10 avril et le 10 mai, dont d'anciens dĂ©tenus, des survivants de la torture, des familles de victimes et d'autres tĂ©moins. HRW a Ă©galement examinĂ© des preuves physiques sur les lieux oĂč certains des mauvais traitements prĂ©sumĂ©s ont eu lieu, ainsi que des photos et des vidĂ©os fournies par les victimes et les tĂ©moins. HRW avait dĂ©jĂ  documentĂ© des crimes de guerre Ă  Boutcha et dans d'autres rĂ©gions contrĂŽlĂ©es par les troupes russes.

12.05.2022 : Le SEM s'attend Ă  ce que 80'000 Ă  120'000 Ukrainien-ne-s se rĂ©fugient en Suisse d'ici l'automne, a annoncĂ© David Keller, responsable de l'Ă©tat-major de crise Asile, lors de la confĂ©rence de presse sur l'Ukraine. Actuellement, 300 Ă  500 personnes arrivent quotidiennement. Il faut s'attendre Ă  ce que de nombreuses personnes rĂ©fugiĂ©es restent plusieurs annĂ©es en Suisse, ajoute Gaby Szöllösy, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la CDAS. Miriam Behrens, directrice de l'Organisation suisse d'aide aux rĂ©fugiĂ©s (OSAR), donne un aperçu de l'encadrement des familles d'accueil. Actuellement, environ 25'000 personnes rĂ©fugiĂ©es d'Ukraine sont hĂ©bergĂ©es en privĂ©. Ces familles d'accueil peuvent soulager les autoritĂ©s cantonales. Mais pour cela, les autoritĂ©s doivent d'abord soutenir les familles d'accueil. Ainsi, ces familles pourraient devenir un booster d'intĂ©gration. Le modĂšle pourrait ensuite ĂȘtre utilisĂ© pour d'autres situations de crise.

11.05.2022 : Le Haut Commissaire des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s Filippo Grandi indique dans une interview Ă  l'ORF que le besoin le plus urgent pour les personnes rĂ©fugiĂ©es d'Ukraine en Europe est d'ĂȘtre accueillies dans les pays d'accueil dans les services sociaux, les Ă©coles et les systĂšmes de santĂ©. Pour beaucoup, la situation est durablement difficile, car la guerre peut durer longtemps. C'est pourquoi des mesures Ă  long terme sont Ă©galement nĂ©cessaires pour assurer leur subsistance dans les pays d'accueil. Une attention particuliĂšre doit ĂȘtre accordĂ©e aux groupes vulnĂ©rables tels que les femmes et les enfants. M. Grandi s'est en outre montrĂ© trĂšs prĂ©occupĂ© par la situation des personnes bloquĂ©es en Ukraine en raison des opĂ©rations de guerre et des siĂšges et qui ne peuvent pas fuir. 
Enfin, le Haut Commissaire de l'ONU pour les réfugiés a souligné qu'une inégalité de traitement des personnes réfugiées était problématique. Ainsi, il est honteux et raciste de dire que les personnes qui fuient l'Ukraine sont de "vrais réfugiés" et que celles qui fuient d'autres parties du monde ne le sont pas. Toutes les personnes qui fuient la guerre, la persécution et la discrimination ont le droit de demander l'asile.

04.05.2022ONU Femmes et CARE rapportent que les femmes et les minorités sont particuliÚrement touchées par la guerre en Ukraine en ce qui concerne l'accÚs à la santé, à la sécurité et à la nourriture. Cela vaut en particulier pour les personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays et les groupes marginalisés comme les veuves ou les femmes qui gÚrent seules leur foyer, les Roms, les LGBTQIA+ et les personnes handicapées. De nombreuses personnes concernées issues des communautés roms ont fait état de graves discriminations, tant dans leur lutte quotidienne pour la survie que dans l'accÚs à l'aide humanitaire.

La répartition des rÎles en Ukraine est en train de changer. Alors que de nombreux hommes se sont retrouvés au chÎmage et se sont surtout engagés dans les forces armées, les femmes ont indiqué qu'elles devaient accepter de nouvelles tùches et plusieurs emplois pour compenser les revenus familiaux perdus. Les femmes jouent également un rÎle important dans l'aide humanitaire au sein des communautés locales. Bien qu'elles puissent assumer de plus en plus de responsabilités au sein de leur famille et de leur communauté, elles sont largement exclues des processus décisionnels formels, politiques et administratifs qui affectent directement leur vie.

29.04.2022 : Human Rights Watch (HRW) met en garde contre le fait que les personnes rĂ©fugiĂ©es d'Ukraine - en particulier les femmes et les filles - sont exposĂ©es Ă  un risque accru de violence liĂ©e au genre, de traite des ĂȘtres humains et d'autres formes d'exploitation en Pologne. La raison en serait l'absence de mesures systĂ©matiques de protection et de sĂ©curitĂ© ainsi que de coordination Ă©tatique. Selon HRW, certaines rĂ©fugiĂ©es ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© victimes d'exploitation et d'abus. Une femme de 29 ans originaire de Kiev a par exemple racontĂ© Ă  HRW que les gĂ©rants d'un club de l'est de la Pologne, dans lequel elle avait acceptĂ© un emploi de danseuse, avaient tentĂ© de la forcer Ă  travailler dans le domaine du sexe et avaient rĂ©duit son salaire lorsqu'elle avait refusĂ©. Le personnel des centres polonais d'accueil des rĂ©fugiĂ©-e-s, qui sont pour la plupart des bĂ©nĂ©voles, n'est pas non plus formĂ© ni expĂ©rimentĂ© pour reconnaĂźtre les signes de risques pour la sĂ©curitĂ© des femmes et des filles, y compris la traite des ĂȘtres humains ou d'autres formes d'exploitation.

22.04.2022 : Selon l'OMS, aprÚs deux mois de guerre en Ukraine, la situation des personnes souffrant de maladies chroniques est dramatique. Ainsi, un ménage sur trois, dans lequel vit au moins une personne atteinte d'une maladie chronique, n'est pas en mesure d'accéder aux médicaments et aux soins nécessaires. Cela concerne entre autres les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, de diabÚte ou de cancer. L'accÚs est entravé par la mauvaise situation sécuritaire ou parce qu'il n'y a plus de services de santé disponibles à proximité. Selon l'OMS, 162 attaques contre des établissements de santé ont été recensées à ce jour en Ukraine.

22.04.2022 : Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Conseil norvĂ©gien pour les rĂ©fugiĂ©s (NRC), Jan Egeland, a averti que l’escalade de la guerre dans l’est de l’Ukraine allait entrainer plus d’effusions de sang ainsi que des dĂ©placements massifs de population des rĂ©gions de Louhansk et de Donetsk. Il existe Ă©galement un risque que des villes entiĂšres soient assiĂ©gĂ©es. Pour le NRC, un cessez-le-feu immĂ©diat est nĂ©cessaire pour pouvoir acheminer une aide vitale dans des zones dĂ©jĂ  touchĂ©es par huit annĂ©es de conflit et oĂč les communautĂ©s dĂ©pendent dĂ©jĂ  entiĂšrement de l’aide humanitaire. Ce sont surtout les personnes ĂągĂ©es et les personnes handicapĂ©es, celles qui n’ont pas pu fuir, qui se retrouvent aujourd’hui prises au piĂšge. Selon le NRC, des centaines de milliers de personnes restent piĂ©gĂ©es dans les zones d’hostilitĂ© actives, sans accĂšs Ă  la nourriture et Ă  l’eau.       

19.04.2022 : Selon le HCR, plus de cinq millions de personnes ont aujourd'hui fui l'Ukraine. Cependant, on observe Ă©galement un mouvement de retour dans le pays. Environ un million de franchissements de frontiĂšre vers l'Ukraine ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s depuis le 28 fĂ©vrier 2022. Les chiffres annoncĂ©s de ces diffĂ©rents franchissements de frontiĂšre vers l'Ukraine ne sont toutefois pas nĂ©cessairement des "retours" et il n'est pas encore possible de tirer des conclusions sur les tendances dĂ©finitives. Ces mouvements peuvent fluctuer, selon le HCR, car la situation en Ukraine reste trĂšs volatile et imprĂ©visible. Une partie des passages de frontiĂšre semblent en outre n'ĂȘtre que temporaire (achat de biens en Ukraine, visites ou accompagement de membres de la famille). 

11.04.2022 : Захостіть сДбД ! - ProtĂ©gez-vous ! La ConfĂ©dĂ©ration lance une campagne d'information contre la traite des ĂȘtres humains. Des dĂ©pliants et des affiches sont destinĂ©s Ă  attirer l'attention des personnes ayant fui l'Ukraine - en majoritĂ© des femmes et des enfants - sur les diffĂ©rentes formes d'abus. Le matĂ©riel d'information mentionne en outre les principaux contacts d'urgence ainsi que des conseils concrets sur la maniĂšre dont les personnes en fuite peuvent se protĂ©ger contre les abus. Les dĂ©pliants et les affiches sont disponibles gratuitement et peuvent ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ©s sur le site de la campagne en ukrainien, russe, anglais, français, italien et allemand.

L'hĂ©bergement chez des particuliers comporte Ă©galement un risque de traite des ĂȘtres humains. C'est pourquoi l'OSAR met rĂ©guliĂšrement en garde contre les pratiques consistant Ă  aller chercher des personnes directement dans les gares ou Ă  proposer des hĂ©bergements via les rĂ©seaux sociaux. Seul un placement via des structures officielles hors des centres d'asile fĂ©dĂ©raux permet un contrĂŽle suffisant et donc la sĂ©curitĂ© nĂ©cessaire pour les personnes fuyant la guerre, a dĂ©clarĂ© la directrice de l'OSAR Miriam Behrens dans l'Ă©mission Schweiz Aktuell de la SRF.

11.04.2022 : Le SecrĂ©tariat d'Etat aux migrations (SEM) annonce sur Twitter que plus de 28'000 personnes en quĂȘte de protection en provenance d'Ukraine se sont actuellement enregistrĂ©es en Suisse. 24'389 d'entre elles auraient dĂ©jĂ  obtenu le statut S. Actuellement, environ 1000 personnes arrivent en Suisse chaque jour, selon David Keller du SEM. Il faut compter entre 15'000 Ă  30'000 arrivĂ©es par mois.

04.04.2022: Selon Human Rights Watch (HRW), les forces russes ont commis des violations du droit de la guerre contre des personnes civiles dans les zones occupĂ©es de Tchernihiv, Kharkiv et Kiev. Les tĂ©moins interrogĂ©s par HRW dans les rĂ©gions rĂ©cemment reprises par l’armĂ©e ukrainienne ont indiquĂ© avoir assistĂ© Ă  des cas d’exĂ©cution sommaire d’au moins sept civil-e-s, des cas de violence illĂ©gale et de menaces contre des civil-e-s et d’un cas de viol rĂ©pĂ©tĂ© d’une femme. Les forces russes seraient Ă©galement responsables de pillage de biens civils. Pour HRW, ces exactions s’apparentent clairement Ă  des crimes de guerre.

04.04.2022 : Comme rapportĂ© par Reuters, les procureur-e-s ukrainien-ne-s chargĂ©-e-s d’enquĂȘter sur d’éventuels crimes de guerre auraient dĂ©couverts les corps de 410 personnes dans des villes proche de Kiev rĂ©cemment reprises par les forces ukrainiennes. Le gouvernement ukrainien a notamment accusĂ© la Russie d’avoir commis un « massacre Â» dans la ville de Bucha oĂč, selon divers mĂ©dias dont Reuters, au moins 300 personnes civiles auraient Ă©tĂ© tuĂ©es par les forces russes. Alors que certains corps Ă©taient enterrĂ©s dans une fosse commune encore ouverte, d’autres jonchaient encore les rues de la ville. Les images des personnes civiles tuĂ©es de Bucha ont causĂ© l’indignation en Ukraine et Ă  l’étranger, certains pays comme l’Allemagne appelant Ă  durcir les sanctions contre Moscou. Pour sa part, le Kremlin a niĂ© tout implication des forces russes et dĂ©noncĂ© une « mise en scĂšne Â» et une « provocation des radicaux ukrainiens Â».   

28.03.2022 : La BBC rapporte que les rĂ©seaux de trafiquants d'ĂȘtres humains en Ukraine et dans les pays voisins Ă©taient dĂ©jĂ  notoirement actifs en temps de paix. Ils tenteraient dĂ©sormais d'Ă©tendre leurs activitĂ©s dans le brouillard de la guerre. Les enfants seraient particuliĂšrement menacĂ©-e-s. Des procĂ©dures d'enregistrement lacunaires en Pologne et dans d'autres rĂ©gions frontaliĂšres, surtout au dĂ©but de la guerre, auraient conduit Ă  la disparition d'enfants dont on ignore l'emplacement actuel. La BBC dĂ©crit en outre que les membres du trafic organisĂ© d'ĂȘtres humains dans les pays voisins de l'Ukraine tentent d'emmener les femmes et les enfants en fuite vers d'autres pays en leur faisant de fausses promesses, afin de les exploiter probablement pour la prostitution. La BBC mentionne explicitement un cas de prĂ©sumĂ©s trafiquants d'ĂȘtres humains en Roumanie qui voulaient pousser des rĂ©fugiĂ©-e-s ukrainien-e-s Ă  se rendre avec eux en Suisse.  L'OSAR met Ă©galement en garde contre le danger de la traite des ĂȘtres humains. La directrice de l'OSAR, Miriam Behrens, demande aux familles d'accueil de faire preuve de patience lors de l'attribution des rĂ©fugiĂ©-e-s. Personne ne devrait aller chercher de rĂ©fugiĂ©-e-s dans les gares. Un contrĂŽle ne serait ainsi pas possible et la porte serait ouverte Ă  la traite des ĂȘtres humains et Ă  la prostitution forcĂ©e. 

28.03.2022 : A ce jour, 17'204 Ukrainien-ne-s se seraient enregistré-e-s en Suisse. 10'437 personnes ont déjà reçu le statut de protection S, annonce le SEM sur Twitter.

25.03.2022 : Le SecrĂ©tariat d'Etat aux migrations (SEM) propose aux cantons une contribution financiĂšre de 3000 francs par personne destinĂ©e en particulier Ă  soutenir l’acquisition de connaissances linguistiques par les personnes fuyant l’Ukraine. L'acquisition de la langue serait importante pour que les personnes concernĂ©es puissent rapidement prendre un emploi et participer Ă  la vie sociale.

23.03.2022 : Selon l’OMS, citĂ©e par Reuters, prĂšs de 500 000 rĂ©fugiĂ©-e-s ukrainien-ne-s en en Pologne souffrent de troubles mentaux. 30 000 de ces rĂ©fugiĂ©-e-s sont atteints de troubles mentaux graves nĂ©cessitant un soutien immĂ©diat. VOA Europe, qui se base Ă©galement sur des informations de l’OMS, rapporte qu’un grand nombre de rĂ©fugiĂ©-e-s arrivent en Pologne dans un Ă©tat de fatigue extrĂȘme aprĂšs un long voyage et ont besoin d’une attention mĂ©dicale immĂ©diate. Cela inclut de nombreuses personnes ĂągĂ©es ou malades qui ont dĂ» interrompre leur traitement en raison de leur fuite ou d’un manque de mĂ©dicaments. L’accĂšs aux soins en Ukraine, dĂ©jĂ  fortement limitĂ© depuis le dĂ©but de la guerre, se rĂ©duit davantage en raison des attaques sur des Ă©tablissements de santĂ©. L’OMS a comptabilisĂ© 62 attaques contre de tels Ă©tablissements depuis le dĂ©but de la guerre.         

21.03.2022 : Selon le chef du HCR, Filippo Grandi, citĂ© par RFERL, le nombre de personnes qui ont fui leurs foyers en Ukraine a dĂ©passĂ© la barre des dix millions, soit environ un quart de la population totale du pays. La majoritĂ© de ces personnes ont Ă©tĂ© dĂ©placĂ©es Ă  l’intĂ©rieur du pays, tandis que 3.4 millions d’Ukrainien-n-e-s, essentiellement des femmes et des enfants, ont cherchĂ© refuge dans les pays voisins. Des centaines de milliers d’Ukrainien-ne-s sont pris-e-s au piĂšge dans des villes assiĂ©gĂ©es comme Marioupol, oĂč une grande partie des 400 000 habitant-e-s n’ont pas pu encore Ă©vacuer la ville.

Plus de 11'000 Ukrainien-e-s ont Ă©tĂ© enregistrĂ©-e-s en Suisse depuis le dĂ©but de l'invasion russe, dont plus 4000 ont pu ĂȘtre logĂ©s dans le privĂ©, annonce le SEM sur Twitter.

En accord avec le SEM et l'Office fédéral du logement (OFL), l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés et Campax proposent dÚs à présent une plateforme pour les professionnels de l'immobilier ainsi que pour les bailleur-e-s et les locataire-e-s* afin de soutenir les autorités dans la recherche de logements pour les réfugié-e-s ukrainien-ne-s.

17.03.2022 : Les Ukrainien-ne-s ayant besoin de protection peuvent dĂ©sormais remplir un formulaire sur le site Internet du SEM puis l’envoyer dĂ»ment rempli par courriel, comme annoncĂ© dans son communiquĂ©. Le SEM travaille aussi sur un outil en ligne qui permettrait de remplir et de dĂ©poser le formulaire directement via son tĂ©lĂ©phone portable. Cela devrait permettre d'Ă©viter que les personnes en quĂȘte de protection ne soient obligĂ©es de faire la queue pendant des heures avec leurs enfants. 

17.03.2022: L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fait part de son inquiĂ©tude quant au risque de traite des personnes ainsi que d'exploitation et d'abus sexuels en Ukraine et dans la rĂ©gion. Les personnes qui fui la guerre, en particulier les femmes et les enfants non-accompagnĂ©s, sont dans une situation de vulnĂ©rabilitĂ© qui peut ĂȘtre exploitĂ©e par des trafiquants. Des cas de violence sexuelle ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© signalĂ©s et il y a, selon l’OIM, des indications d’une exploitation potentielle parmi les personnes qui promettent un transport ou des services ultĂ©rieurs aux rĂ©fugiĂ©s. En 2021, l’OIM avait identifiĂ© et assistĂ© plus de 1 000 victimes de la traite en Ukraine.

Le 15 mars 2022, le ReprĂ©sentant spĂ©cial et Coordinateur de l'OSCE pour la lutte contre la traite des ĂȘtres humains s’est rĂ©uni avec les autoritĂ©s chargĂ©es de la lutte contre la traite des ĂȘtres humains de 17 États participants de l'OSCE pour discuter des risques de traite des ĂȘtres humains dans le contexte de la guerre en Ukraine et sur les mesures prises pour remĂ©dier aux vulnĂ©rabilitĂ©s des personnes en dĂ©placement et pour prĂ©venir la traite. Selon l’OSCE, les femmes et les enfants sont particuliĂšrement vulnĂ©rables et sont exposĂ©es Ă  des risques importants de traite des ĂȘtres humains pendant leur voyage ou Ă  leur arrivĂ©e dans le pays de destination.

16.03.2022 : La conseillĂšre fĂ©dĂ©rale Karin Keller-Sutter s'est entretenue avec l'Union patronale suisse, l'Union suisse des arts et mĂ©tiers, l'Union syndicale suisse ainsi qu'avec Travail.Suisse sur l'accueil des rĂ©fugiĂ©-e-s ukrainien-ne-s sur le marchĂ© du travail. Les partenaires sociaux se sont montrĂ©s prĂȘts Ă  contribuer Ă  la maĂźtrise des dĂ©fis qui en dĂ©coulent, comme l'indique le communiquĂ© de presse de la ConfĂ©dĂ©ration. Avec le statut de protection S activĂ© le 12 mars, les personnes en quĂȘte de protection peuvent commencer Ă  travailler en Suisse sans dĂ©lai d'attente. 

15.03.2022 : Selon UNICEF, de nombreux enfants ont été tués et beaucoup d'autres blessés en Ukraine depuis le 24 février. Au total, plus de 1,5 million d'enfants ont déjà dû fuir le pays. En moyenne, plus de 75 000 enfants seraient ainsi en fuite chaque jour en Ukraine depuis le début de la guerre. Cela signifie qu'en moyenne, 55 enfants ont dû fuir leur pays chaque minute. Ou encore que presque chaque seconde depuis le début de la guerre, un enfant ukrainien est devenu un réfugié.

15.03.2022 : Selon l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM), plus de trois millions de personnes ont fui l'Ukraine. Selon le SecrĂ©tariat d'Etat aux migrations (SEM), 5211 d'entre elles ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es en Suisse - 2121 seraient hĂ©bergĂ©es chez des particuliers. 

14.03.2022 : Plus de 3000 rĂ©fugiĂ©-e-s ukrainien-ne-s se sont dĂ©jĂ  fait enregistrer en Suisse, rapporte le journal Der Bund. Il y a eu des temps d'attente plus longs, pour lesquels la secrĂ©taire d'Etat Ă  la migration Christine Schraner Burgener s'est excusĂ©e lors d'une confĂ©rence de presse.  Jusqu'Ă  prĂ©sent, 175 des personnes rĂ©fugiĂ©es ont pu ĂȘtre placĂ©es dans des familles privĂ©es, explique la directrice de l'OSAR Miriam Behrens au Bund. Le projet de familles d'accueil de l'OSAR a dĂ©jĂ  permis de trouver 45'000 places de couchage privĂ©es. Mais ceux-ci devraient ĂȘtre contrĂŽlĂ©s afin de garantir la sĂ©curitĂ© des personnes rĂ©fugiĂ©es. 

Dans un communiquĂ© de presse, l'OSAR salue la dĂ©cision du Conseil fĂ©dĂ©ral d'accueillir rapidement et sans complications les rĂ©fugiĂ©s de guerre en provenance d'Ukraine et de leur accorder une protection immĂ©diate. Dans le mĂȘme temps, il s'agit de prendre en compte de maniĂšre appropriĂ©e, lors de la mise en Ɠuvre et de l'application, les Ă©ventuels besoins de protection individuels ainsi que les perspectives Ă  long terme pour les personnes concernĂ©es comme pour les cantons, les villes et les communes.

11.03.2022 : Le Conseil fĂ©dĂ©ral active le statut de protection S pour les personnes ayant fui l'Ukraine. Selon le Conseil fĂ©dĂ©ral, ils obtiennent ainsi un droit de sĂ©jour sans devoir passer par une procĂ©dure d'asile ordinaire. La validitĂ© est d'un an, avec possibilitĂ© de prolongation. Le marchĂ© du travail est dĂšs Ă  prĂ©sent accessible aux personnes ayant le statut S et les enfants peuvent aller Ă  l'Ă©cole. De plus, le regroupement familial est possible pour les personnes Ă  protĂ©ger. La nĂ©cessitĂ© de mesures d'intĂ©gration telles que des cours de langue est actuellement examinĂ©e avec les cantons. La nouvelle rĂ©glementation s'applique Ă©galement aux personnes originaires de pays tiers qui ont dĂ» quitter l'Ukraine en raison de la guerre. La condition est que ces personnes disposaient d'une autorisation de sĂ©jour ukrainienne valable avant leur fuite et qu'elles ne puissent pas retourner dans leur pays de maniĂšre sĂ»re et durable.

09.03.2022 : Selon les derniers chiffres mis Ă  disposition par le HCR, ce sont plus de 2 155 000 rĂ©fugiĂ©s ukrainiens qui ont fui leur pays depuis le dĂ©but de l’invasion russe. La Pologne hĂ©berge prĂšs de 1.3 millions de ces rĂ©fugiĂ©s, suivie par la Hongrie (203 000), la Slovaquie (153 000), la FĂ©dĂ©ration de Russie (99 000), la Roumanie (85 000) et enfin la Moldavie (83 000). Plus de 235 000 rĂ©fugiĂ©s ukrainiens ont Ă©galement rejoint d’autres pays europĂ©ens. Le Monde rapporte que, selon Ylva Johansson, la commissaire europĂ©enne chargĂ©e des affaires intĂ©rieures, en 12 jours, l’Union europĂ©enne a reçu sur son territoire autant de rĂ©fugiĂ©s que lors de la vague de 2015-2016. Elle souligne Ă©galement que selon les premiĂšres estimations, la proportion d’enfants parmi ces rĂ©fugiĂ©s serait de 50 pourcents.  

07.03.2021 : Le Guardian rapportait dĂ©jĂ  la semaine derniĂšre qu'un nombre croissant de Russes quittaient leur pays par crainte de la loi martiale redoutĂ©e et des consĂ©quences de la guerre. Selon un article de la NZZ, les possibilitĂ©s de quitter le pays sont limitĂ©es en raison des sanctions et le train reliant Saint-PĂ©tersbourg Ă  Helsinki est actuellement la seule ligne ferroviaire permettant de quitter la Russie pour rejoindre l'UE. Topi Simola, responsable du transport de passagers au sein de la compagnie ferroviaire finlandaise, a dĂ©clarĂ© la semaine derniĂšre que ce sont surtout des citoyen-ne-s russes qui se rendent en Finlande. Il a l'impression que les femmes et hommes d'affaires ainsi que les diplomates ne reprĂ©sentent qu'une petite partie. La plupart des passager-e-s semblent s'attendre Ă  une absence prolongĂ©e de leur pays d'origine. D'autres observatrices-teurs ont supposĂ© qu'il s'agissait pour beaucoup de Russes qui vivaient ou travaillaient dans un pays de l'UE et venaient de rentrer chez elles/eux. Elles(ils auraient Ă©tĂ© complĂštement surpris par la guerre et auraient craint de ne plus pouvoir quitter le pays du tout. 

06.03.2022 : L'OSAR reprend la coordination du projet de familles d'accueil dans toute la Suisse et se rĂ©jouit de la grande solidaritĂ© de la population envers les personnes ayant fui l'Ukraine. Vous aussi, vous voulez annoncer un logement ? Alors cliquez ici. 

04.03.2022 : Selon Human Rights Watch (HRW), les troupes russes ont tiré des sous-munitions dans des zones résidentielles de Kharkiv. Au moins trois civils ont été tués. Selon HRW, ces attaques indiscriminées pourraient constituer des crimes de guerre. Amnesty International, HRW et Bellingcat avaient déjà documenté l'utilisation de sous-munitions contre des cibles civiles.

04.03.2022 : Le Conseil fĂ©dĂ©ral souhaite activer le statut de protection S pour les rĂ©fugiĂ©s ukrainiens. Avec ce statut, les rĂ©fugiĂ©s obtiendraient donc rapidement un droit de sĂ©jour en Suisse, sans devoir passer par une procĂ©dure d'asile ordinaire. Avec le statut S, la Suisse pourrait se rallier Ă  la solution pour laquelle les États membres de l'UE se sont majoritairement prononcĂ©s la veille. Le Conseil fĂ©dĂ©ral va maintenant consulter les cantons et les organisations partenaires d'ici le milieu de la semaine prochaine avant de prendre une dĂ©cision dĂ©finitive sur son introduction.

03.03.2022 : Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, avertit que l'invasion russe a eu un impact massif sur les droits humains de millions de personnes en Ukraine. Selon elle, la plupart des dĂ©cĂšs civils ont Ă©tĂ© causĂ©s par l'utilisation d'artillerie lourde, de missiles multiples et de frappes aĂ©riennes sur des zones habitĂ©es, avec des rapports inquiĂ©tants sur l'utilisation d'armes Ă  sous-munitions sur des cibles civiles. Des dommages massifs ont Ă©tĂ© causĂ©s aux habitations. L'utilisation d'armes Ă  grande Ă©chelle dans des zones urbaines habitĂ©es comporte le risque d'un usage indiscriminĂ©. De nombreux biens civils, dont un hĂŽpital, des Ă©coles et des jardins d'enfants, ont Ă©galement Ă©tĂ© considĂ©rablement endommagĂ©s. Les infrastructures vitales ont Ă©tĂ© gravement endommagĂ©es, interrompant l'approvisionnement en Ă©lectricitĂ© et en eau ainsi que l'accĂšs aux soins de santĂ©. Le 26 fĂ©vrier 2022, prĂšs de Cherson, les troupes russes auraient tirĂ© sur une ambulance transportant des victimes gravement blessĂ©es ; le chauffeur a Ă©tĂ© tuĂ© et un ambulancier blessĂ©. 

Plus de deux millions de personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons. Selon les estimations du HCR, un million de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays. Un autre million de réfugiés ont cherché refuge dans les pays voisins au cours des sept derniers jours, souvent aprÚs des jours de voyage à vélo ou à pied par des températures glaciales. Le HCR estime que jusqu'à quatre millions de personnes pourraient quitter le pays dans les semaines à venir si le conflit se poursuit.

Des dizaines de millions de personnes restent dans le pays et se trouvent en danger potentiellement mortel. Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme se dit profondément préoccupé par le fait que l'escalade actuelle des opérations militaires ne fait qu'accroßtre le danger pour ces personnes. Des milliers de personnes, dont des personnes ùgées, des femmes enceintes ainsi que des enfants et des personnes handicapées, sont obligées de se regrouper dans des abris souterrains et des stations de métro pour échapper aux explosions. De nombreuses personnes vulnérables sont séparées de leur famille et sont pratiquement prises au piÚge.

03.03.2022 : Dans un communiqué de presse, l'OSAR demande que la Suisse participe à l'accueil solidaire des personnes réfugiées d'Ukraine par le biais du statut S. Il est impératif que le Conseil fédéral précise son application et l'adapte de façon moderne afin de garantir l'égalité de traitement des réfugié-e-s en Europe. Etant donné l'incertitude sur le déroulement et la durée de la guerre en Ukraine, il importe de tenir compte - lors de l'aménagement de l'octroi de la protection - des perspectives d'intégration et d'un séjour stable à long terme pour les personnes à protéger.

02.03.2022 : The Guardian rapporte que les personnes de couleur qui fuient l'Ukraine sont attaquĂ©es par des nationalistes polonais-e-s. La police polonaise aurait ainsi averti que de faux rapports circulent sur les mĂ©dias sociaux concernant des crimes violents commis par des rĂ©fugiĂ©-e-s de couleur en provenance d'Ukraine. Des nationalistes polonais-e-s auraient attaquĂ© et maltraitĂ© des groupes de personnes originaires d'Afrique, d'Asie du Sud et du Proche-Orient qui avaient franchi la frontiĂšre dans la nuit du 2 mars. Les agresseur-e-s, vĂȘtu-e-s de noir, auraient pris pour cible des groupes de rĂ©fugiĂ©-e-s de couleur, notamment des Ă©tudiant-e-s arrivĂ©-e-s Ă  la gare de Przemyƛl en Pologne aprĂšs l'invasion russe en provenance de villes ukrainiennes. Selon la police, trois Indiens auraient Ă©tĂ© passĂ©s Ă  tabac par un groupe de cinq hommes, dont l'un a dĂ» ĂȘtre hospitalisĂ©.

02.03.2022 : Selon le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations-Unies (HCDH), le conflit en Ukraine a dĂ©jĂ  fait plus de 750 victimes civiles, dont 227 personnes tuĂ©es et 525 blessĂ©es. Parmi les civil-e-s tuĂ©-e-s se trouvent 31 hommes, 25 femmes, 6 garçons et 2 filles. Pour les autres 156 adultes et 6 enfants tuĂ©-e-s, le sexe n’était pas connu. Le nombre de victimes enregistrĂ© en 6 jours est plus Ă©levĂ© que celui enregistrĂ© dans les zones de conflit Ă  l’est de l’Ukraine entre 2018 et 2021. Le HCDH estime que le vĂ©ritable nombre de victimes civiles est probablement beaucoup plus Ă©levĂ©, notamment dans le territoire contrĂŽlĂ© par le gouvernement.

02.03.2022 : Selon la Deutsche Welle (DW), des ressortissant-e-s africain-e-s, la plupart des Ă©tudiant-e-s qui vivaient en Ukraine au moment de l’invasion russe, ont rapportĂ© avoir eu des difficultĂ©s Ă  monter dans des trains ou des bus pour quitter l’Ukraine, et ceci en raison de leur couleur de peau. Les gardes-frontiĂšres ukrainiens auraient donnĂ© la prioritĂ© aux Ukrainien-ne-s pour traverser la frontiĂšre vers la Pologne et se seraient opposĂ©s au passage de personnes originaires de pays africains. Celles-ci auraient Ă©tĂ© renvoyĂ©es Ă  l’arriĂšre de la file d’attente, contraintes d’attendre des heures dans le froid. Sur les 75 000 Ă©tudiant-e-s Ă©trangers en Ukraine, prĂšs d’un quart viennent de pays africains. L’UE a indiquĂ© que les frontiĂšres Ă©taient Ă©galement ouvertes aux personnes originaires de pays tiers qui vivaient en Ukraine. Pour sa part, le gouvernement polonais a annoncĂ© que toute personne qui fui l’Ukraine serait autorisĂ©e Ă  entrer dans le pays. Selon UN News, le chef du HCR, Filippo Grandi, a rappelĂ© qu’il « ne devrait y avoir absolument aucune discrimination entre les Ukrainiens et les non-Ukrainiens. Les EuropĂ©ens et les non-EuropĂ©ens. Tout le monde fuit les mĂȘmes risques Â».     

01.03.2022 : Le nombre de personnes ayant fui l'Ukraine continue d'augmenter fortement : Selon les donnĂ©es du HCR, prĂšs de 660'000 rĂ©fugiĂ©-e-s ont dĂ©jĂ  fui l'Ukraine vers les pays voisins au cours des six derniers jours. A ce rythme, la situation risque de devenir la plus grande crise de rĂ©fugiĂ©-e-s en Europe de ce siĂšcle, selon le HCR. Selon les donnĂ©es de la BBC, le 1er mars Ă  12h30, la Hongrie avait accueilli 89'561 personnes, la Moldavie 56'064, la Slovaquie 46'868, la Roumanie 38'461 et la BiĂ©lorussie 329. 51'797 personnes auraient poursuivi leur route depuis ces pays vers d'autres pays europĂ©ens.

28.02.2022 : Lors d'une confĂ©rence de presse du Conseil fĂ©dĂ©ral, la ministre de la Justice Karin Keller-Sutter a affirmĂ© que la Suisse n'abandonnerait pas les personnes en Ukraine. Les personnes rĂ©fugiĂ©es de guerre ukrainiennes doivent pouvoir entrer en Suisse, mĂȘme si elles n'ont pas de passeport. En vertu de l'accord de Schengen, les Ukrainien-e-s pourraient rester 90 jours en Suisse sans visa. Au-delĂ , elles et ils devraient obtenir un statut de protection qui leur permettrait de rester plus longtemps, selon Karin Keller-Sutter.

28.02.2022 : Dans un communiqué de presse, l'OSAR demande au Conseil fédéral d'accorder rapidement une protection sans barriÚre aux personnes ayant fui l'Ukraine et de leur permettre d'engager une procédure d'asile. En outre, la Suisse doit participer aux mesures humanitaires de l'UE et fournir une aide immédiate sur place.

28.02.2022 : Selon Euronews, qui cite des chiffres du HCR, 368’000 Ukrainien-ne-s ont Ă©tĂ© forcĂ©-e-s de fuir leurs maisons depuis le dĂ©but de l’offensive russe. Ces personnes tentent dĂ©sespĂ©rĂ©ment de trouver refuge dans les pays voisins, en particulier en Pologne, qui a accueilli plus de 45’000 personnes en l’espace de 15 heures. Des files de voitures de plus 14 kilomĂštres et des temps d’attente de plus de 40 heures sont rapportĂ©s Ă  la frontiĂšre avec la Pologne. La grande majoritĂ© de ces rĂ©fugiĂ©-e-s sont des femmes et des enfants, les hommes ukrainiens entre 18 et 60 ans Ă©tant interdits de quitter le pays. Le HCR estime que plus de 4 millions d’Ukrainien-ne-s pourraient ĂȘtre dĂ©placĂ©-e-s si le conflit se poursuit.   

25.02.2022 : Dans son Ă©ditorial « Ukraine Displacement : European Preparations and the Perpetual Solidarity Question Â», la directrice d'ECRE Catherine Wollard sonne l’alarme face Ă  une nouvelle soi-disant « crise des rĂ©fugiĂ©-e-s Â». ECRE a dĂ©jĂ  signalĂ© Ă  plusieurs reprises que cet alarmisme fait le jeu des « hommes forts Â» qui exploitent les gens Ă  l'intĂ©rieur et Ă  l'extĂ©rieur de l'UE. Selon Wollard, la seule façon d'Ă©viter cela est de travailler ensemble et de partager les responsabilitĂ©s de maniĂšre collective et solidaire. Les rĂ©actions diplomatiques et politiques sont certes importantes, mais le vĂ©ritable test pour l'UE dans cette crise actuelle est la rĂ©action aux personnes dĂ©placĂ©es. Celle-ci doit ĂȘtre humaine et pratique, dans le respect total de toutes les obligations lĂ©gales.

25.02.2022 : Lors de la confĂ©rence de presse sur la politique europĂ©enne, la conseillĂšre fĂ©dĂ©rale Karin Keller-Sutter souligne qu'une solidaritĂ© europĂ©enne est nĂ©cessaire pour les personnes en dĂ©tresse en Ukraine. La Suisse y participera Ă©galement et s'engagera en faveur d'une clĂ© de rĂ©partition. La Suisse est prĂȘte Ă  accueillir les personnes en quĂȘte de protection en provenance d'Ukraine.

24.02.2022 : Dans un communiqué de presse, l'OSAR exprime son inquiétude quant aux conséquences pour la population civile en Ukraine. Il faut s'attendre à un important flux migratoire. Les pays européens doivent maintenant s'y préparer rapidement et se mettre d'accord sur un partage commun et solidaire des responsabilités. La Suisse doit participer à des programmes d'accueil des personnes réfugiées et soutenir les pays de premier accueil.

24.02.2022 : Le SecrĂ©tariat d'État aux migrations (SEM) annonce sur Twitter que le traitement des demandes d'asile ukrainiennes a Ă©tĂ© provisoirement suspendu. Aucune dĂ©cision ne sera prise sur les demandes en suspens « tant que la situation sur place ne sera pas clarifiĂ©e Â».

24.02.2022 : Selon Al Jazeera, la Pologne a annoncĂ© l'ouverture de neuf centres d'accueil le long de ses 535 kilomĂštres de frontiĂšre avec l'Ukraine. Le pays s'attendrait Ă  un afflux de rĂ©fugiĂ©-e-s aprĂšs les attaques russes contre l'Ukraine. Les centres doivent fournir des repas et des soins mĂ©dicaux ainsi qu'un espace oĂč les personnes peuvent se reposer et recevoir des informations.

24.02.2022 : Le HCR a annoncĂ© jeudi que plusieurs milliers d'Ukrainien-e-s avaient fui vers les pays voisins, notamment la Moldavie et la Roumanie. 100’000 autres Ukrainien-e-s ont dĂ» quitter leurs maisons ou ont Ă©tĂ© dĂ©placĂ©s aprĂšs l'invasion de la Russie.

22.02.2022 : L'Union europĂ©enne est prĂȘte et « bien prĂ©parĂ©e Â» Ă  accueillir les rĂ©fugiĂ©-e-s d'Ukraine, a dĂ©clarĂ© Ylva Johansson, commissaire europĂ©enne aux Affaires intĂ©rieures, sur Euronews.